<< Ils ont raison, faut arrêter de pas vivre! >>

<< Ils ont raison, faut arrêter de pas vivre! >>
* me manque. Peut-être que c'est de ma faute. Peut-être que j'ai tout fait foiré, inconsciemment, ou pas, d'ailleurs. Peut-être que c'est la vie & que je dois m'y résoudre. Que je peux plus rien faire pour faire en sorte que ça change, peut-être que c'est ça le plus dur, ne rien pouvoir faire, peut-être que j'aurais du tout avouer, que j'aurais dû ravaler ma fierté et laisser parler mon c½ur, peut-être que c'est très cliché, et peut-être même que j'le savais, que je m'y attendais, peut-être que j'ai fait exprès, et que j'aime souffrir, peut-être que je recherche cette souffrance qui me fait vivre, ou peut-être que non, peut-être que j'étais juste naive et que tout avouer me faisait trop peur, que je suis une trouillarde qui baissera toujours la tête, que j'affronterais jamais la vérité de peur de tout perdre, peut-être qu'au final on souffre dans tous les cas alors c'est vrai que j'aurais du agir et pas rester passive parce que ça fait encore plus mal, peut-être que je vivrais avec des regrets comme ça toute ma vie et peut-être pas. Parce que peut-être qu'un jour je prendrais ma vie en main, qu'un jour je me serais prise une grosse baffe dans la gueule qui m'aura fait prendre conscience de certaines choses comme l'éphémère de la vie ou une chose de ce genre, qu'un jour je ne serais plus figurante dans mon existence mais bel et bien l'actrice. Peut-être que oui, peut être que non. Peut-être qu'un jour j'aurais des certitudes mais ce jour là y aura plus d'espoir. _ C'est ça, au fond, qui fait peur.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 11:00

Modifié le samedi 07 novembre 2009 11:18

Mais qu'importe, ils ont pu toucher un jour le bonheur d'être ensemble.

Et si c'était tout simplement fini ? Que comme dans un couple, notre histoire s'est épuisée, qu'on est arrivée au bout ?
Mais alors pourquoi ce manque ? Pourquoi cette boule dans ma gorge quand je croise ton regard ? Je devrais juste me dire que c'est comme ça, c'est la vie, on rencontre des personnes, on en perd d'autres et ainsi de suite c'est juste la vie c'est comme ça. Mais comment se faire une raison ? Comment ne pas se raccrocher à tous ces souvenirs ?
Comment ne pas être nostalgique de ma plus belle amitié. De cette complicité, cet humour, ces avis que nous avions en commun. Comment faire une croix sur toutes ces journées, ces soirées, ces vacances, ces années ensemble ? Comment oublier ce lien si fort qui nous unissait et comment oublier cette amitié si forte que les autres paraissent insignifiantes ?
Remplacer. Remplacer ces souvenirs en créant de nouveaux souvenirs. En collant de nouveaux visages à nos existences, une nouvelle consistance à nos journées. En donnant une autre saveur à l'amitié. En s'adaptant aux autres. En rencontrant d'autres personnes. Sans jamais oublier. Sans jamais regretter. Je ne regrette rien. Je me souviens de tout.
Et je me console en me répétant tout ce que tout m'a apporté. Sans toi serai je celle que je suis aujourd'hui ?
Tu m'as appris la véritable signification d'amitié, tu m'as fait comprendre le mot dépendance. Car de toi je l'étais.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 14:13

Marre de passer à côté de la vie, du bonheur, du malheur, des gens, de la mort. Merde la fausse vie. Merde le noir, le silence, l'anesthésie, les chats, les jeans. Il a raison, Pablo. Faut arrêter de pas vivre. Faut arrêter de pas pleurer. Faut arrêter la rétention des larmes, ça va me donner de la cellulite dans le visage, à force. Faut que t'arrêtes d'avoir peur d'être vivante, il m'a dit l'autre jour, à l'aéroport.

Il y a cette personne qui va mal. Cette personne est ton amie. Tu te dois d'être là. Tu es présent. Tu lui parles; elle va mal, elle pleure, elle souffre, elle fait que ça souffrir, depuis toujours, elle aimerait que ça cesse. Elle a plus d'espoir, elle essaye de terminer, de se finir. Elle se détruit, tu la vois s'auto-détruire, t'es là, oui, t'es toujours présent, mais t'es passif, tu peux rien faire, elle va mal mais tu sais plus quoi faire. Tu pries en croyant à rien, tu pleures sans larmes qui coulent, t'essayes de souffrir pour elle, t'essayes de la sauver, t'es mal toi aussi, d'être aussi impuissant, mais tu restes là toujours positif -Ô oui tu n'y arrives pas et tu as du mal, mais tu peux pas baisser les bras puisque tu dois la remonter, de plus bas que terre. Elle sait plus quoi faire, elle pense ne plus rien avoir à faire ici, elle a mal, elle souffre, elle ne fait que ça, chaque jour ça empire, chaque jour tu la vois tomber, chaque jour t'essayes de lui tendre une main fébrile tremblante parce qu'au final t'es comme elle, t'y crois plus, t'es là, t'espères, tu lui parles mais ça change rien. C'est toi le coupable de sa chute, t'aurais pu ralentir tout ça mais t'as rien fait, t'as essayé mais pas assez, pas assez. Chaque jour tu lui mens en disant que ça ira mieux, mais sans conviction parce que tout ce que tu veux c'est fuir, fermer les yeux, te réveiller et la voir bien et heureuse, tu peux pas faire ça, t'as pas réussi à l'aider pour l'instant mais tu peux pas la laisser crever, pour avoir des regrets plus tard, en ayant cette culpabilité de l'avoir abandonnée. Cette personne va mal alors essaye d'aller bien pour ellec c'est la seule chose qui pourra la sauver et la sortir de ce gouffre, cet abime immense et profond qui se creuse chaque jour et de plus en plus vite.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 14:03

" Arrête de changer de sujet. Arrête de te remettre en question tout le temps. Vis. Fais ce qui te plais comme il te plait. Et arrête, je t'en supplie, de ne pas avoir confiance en toi. Tu as tout pour toi, tu ne t'en rends même pas compte et c'est ce qui te tue. De toute façon tant que tu ne t'aimeras pas toi-même, tu ne pourras aimer personne. Alors, bordel, arrête d'avoir peur. Prends conscience que tu es comme tout le monde. Car même ceux qui t'impressionnent le plus ont leurs faiblesses !! Et dis toi, une bonne fois pour toute que tu peux y arriver, toi aussi. "

+

J'aimerais me lever un jour et ne plus penser à rien, ne plus me torturer l'esprit, seulement voir, voir sans juger, voir sans appréhender, voir sans comprendre. Pouvoir pardonner, oublier la rancune et l'amertume. Être émerveillée devant des choses simples, pouvoir rire à nouveau, et sourire, vraiment sourire. Abandonner cet état de perpétuelle blasée et avoir des rêves, à nouveau.


<< Un gâteau, une connerie. Une bouchée. Celle de trop. Continue. Mange. Bouffe. Avale. Goinfre toi. Engloutis. Tout. Tout ce que tu trouves. Pleure. T'as mal. Tu souffres. L'habitude. Toilettes. Tu fais ça pour ton bien. Mets tes doigts, au fond de ta bouche. Le plus profond. Enfonce, vas y. Vomis. Gerbe. Dégage ce qu'il y a en toi. Pleure. T'as mal. Tu souffres. Arrête de pleurer. Forge toi. Ca ira mieux. Continue de gerber. Allez. Plus vite. Ca ira, ça ira. Tu pleures. Des larmes qui coulent. T'arrives pas à te retenir. T'as mal. Ta gorge te gratte et te brûle. T'as mal. Tu souffres. L'habitude. C'est fini. Tout est fini. Mais ça ne se terminera jamais. Arrête. Continue. Au final, t'atteindras ton but. Tu pleures. T'as mal. Tu souffres. L'habitude. « Au fond, on ne guérit jamais d'une telle absurdité. » >>


... Mais en attendant que ce jour arrive, je m'écorche le foie et noie mes restes de lucidité, accoudée à un bar.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 14:01